lundi 8 janvier 2018

Joan Mitchell - Mon Paysage - Fondation Maeght - Saint-Paul de Vence



« Pour aimer Joan Mitchell, il faut aimer la peinture. Non pas la peinture qui raconte, ou la peinture qui illustre ou qui représente, mais la peinture pour elle-même, dans sa couleur, sa matérialité, dans le geste qui la fait venir sur la toile. La peinture poème ou la peinture sonate. »

[Maurice ULRICH, Joan Mitchell, la peinture telle qu’en elle-même, L’Humanité, mardi, 2 septembre 2014]


« Joan Mitchell est née en 1925 à Chicago. Élevée par sa famille fortunée, son père était un médecin célèbre, elle se tourna très vite vers les arts. Elle y reçoit son diplôme (Bachelor of Arts degree) en 1947 et un autre diplôme (Master of Fine Arts) en 1950. »

[https://fr.wikipedia.org/wiki/Joan_Mitchell]



« Ses grands tableaux sont-ils abstraits, ou sont-ils une plongée dans l’intime de la nature, l’énigme de sa présence ? On ne le sait pas trop. Ils sont en tout cas le lieu d’une expérience sensible et sensuelle. D’une profonde impression. On a pu parler à son propos d’ailleurs d’impressionnisme abstrait, comme on aurait pu le faire à propos des derniers Monet, ceux des années 1920, quand les Nymphéas eux-mêmes ne sont plus que des jetées de couleur sur la toile. » 

[Maurice ULRICH, Joan Mitchell, la peinture telle qu’en elle-même, L’Humanité, mardi, 2 septembre 2014]

 

« En 1955 Joan Mitchell s'installe en France pour rejoindre son compagnon le peintre québécois Jean-Paul Riopelle, avec lequel elle a une relation longue, riche et tumultueuse. Ils n'habitent pas ensemble et conservent des ateliers séparés, mais dînent ensemble tous les jours. Ils habitent d'abord Paris, avant de déménager à Vétheuil, un village du bord de la Seine près de Mantes-la-Jolie dans une maison proche de celle où vécut Claude Monet avant de s'installer à Giverny. »

[https://fr.wikipedia.org/wiki/Joan_Mitchell]



« JOAN MITCHELL, REPÈRES BIOGRAPHIQUES
Seconde fille de Marion Strobel, auteur de poésies et de récits, critique (codirectrice de la revue Poetry) et de James Herbert Mitchell, médecin, elle vit dès son enfance dans un milieu particulièrement stimulant. Son père l'emmène régulièrement visiter les musées. Cézanne, Van Gogh, Matisse et Kandinsky retiennent son attention. »

[MITCHELL/RIOPELLE, UN COUPLE DANS LA DÉMESURE,
Le Musée national des beaux-arts du Québec, 12 octobre 2017 au 7 janvier 2018]


« Joan Mitchell, c’est donc cette double filiation de l’expressionnisme abstrait et de Monet, mais aussi de Van Gogh à qui elle dédiera toute une série baptisée Tournesols. Il y a dans ses peintures une liberté du geste, une gourmandise de la couleur, qui puisent dans la nature et le monde végétal mais sont comme une re-création de leur luxuriance, un goût panthéiste du bonheur. »

 [Maurice ULRICH, Joan Mitchell, la peinture telle qu’en elle-même, L’Humanité, mardi, 2 septembre 2014]

 Joan MITCHELL
(1925, Chicago, Etats-Unis - 1992, Vétheuil, France)
Mon Paysage
1967 ; huile sur toile ; 260 x 180 cm
Collection Fondation Marguerite et Aimé Maeght
Don de l’artiste, 1968
Saint-Paul de Vence


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